Du XVIe au XVIIIe siècle, en France ou en Angleterre, le mot air désigne simultanément ou successivement différents genres, majoritairement profanes, polyphoniques ou pour voix seule (le plus souvent accompagnée), liés par une volonté de simplicité mélodique et poétique qui les distingue plus ou moins rigoureusement du madrigal (au XVIe siècle), puis de l'aria (au XVIIe siècle). Air devient au contraire synonyme d'aria dans l'opéra français du XVIIIe siècle, son caractère étant parfois précisé (air tendre). Dès le début du XVIIe siècle, il peut également s'appliquer à une pièce instrumentale de caractère chantant et dansant, par fois intégrée dans une suite (cf. suite de Bach, Suite française n°4). Le mot air peut peut également désigner la conclusion d'une marche militaire avec fifres et hautbois (batterie, sonnerie, air). Passé dans le langage courant, il est aujourd'hui fréquemment employé en tant que synonyme de "mélodie".
Il existe plusieurs autres airs : l'air de ballet, proche de l'air de cour, inséré dans le ballet de cour, l'air spirituel ou de dévotion, l'air de mouvement, l'air de comédie, l'air italien, la brunette (binaire ou strophique à une ou plusieurs voix et basse continue).